Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Saint-Jacques-

du-Haut-Pas

252, rue Saint-Jacques, 75005 Paris

Orgue de tribune OdC >

Organiste titulaire Patrice Holiner Site de la paroisse Vidéo Patrice Holiner Photo: Buffet : Jeroen de Haan Eglise : Vincent Hildebrandt
D2 1628 Construction d'un premier instrument par le facteur d'orgues Vincent Coppeau, organiste titulaire. 1744 Le facteur d'orgues François Thierry remplace l'instrument de Vincent Coppeau par un nouvel orgue. Il comporte 3 claviers manuels. On ignore cependant l'historique et les caractéristiques précises de cet instrument qui fonctionne jusqu'en 1792 date à laquelle l'orgue est vendu. 1792 La municipalité de Paris offre à la paroisse le buffet de l’orgue de la toute proche collégiale Saint-Benoît-le-Bétourné (aujourd’hui disparue). Claude-François Clicquot, est chargé du transfert et de la reconstruction d’un instrument neuf (33/IV) dans le buffet historique. Une nouvelle tribune est construite et le grand corps de buffet est élargi. Certaines parties du buffet remontent à 1586, ce qui donne à Saint-Jacques du Haut Pas le privilège de posséder partiellement le buffet d’orgue le plus ancien de Paris. 1969-1971 En 1964, décision fut prise de construire un instrument neuf dans la lignée des« synthèses alsaciennes », tout récemment ouverte à Paris à l'orgue de Saint-Séverin, un orgue qui soit apte à répondre dans la mesure de leur compatibilité aux besoins de la musique allemande et aux nécessités de l'orgue classique français, se référant à une tradition inaugurée jadis par André Silbermann. Une véritable renaissance du buffet - témoin de trois siècles de remaniements successifs - accompagna celle de la partie instrumentale qui conserva une partie du matériel sonore existant, celle qui pouvait s'incorporer au nouvel esprit de l'instrument sans risque de Ie trahir. Sommiers de Kern (1969-1971), à gravures et registres coulissants. Console en fenêtre, reconstruite par Alfred Kern. 1987 Alfred Kern et fils a procédé à un relevage et, sur la demande du titulaire Nicolas Gorenstein, échangé Ie Clairon 4' du Récit (de Merklin) pour une Douçaine 16' neuve afin d'obtenir à ce clavier une « batterie 16'-8'-4' ». Jeux anciens Jeux de XVIIIe siècle : Cornet V rangs du G-O (à l'Ut3) Trompette et Clairon de Pédale Jeux de Merklin : au Positif: ·tuyaux de bois du Bourdon 8. au Grand-Orgue: Montre 8, basses en bois du Bourdon 16 et du Bourdon 8, Double Nasard, Voix humaine. au Récit: Trompette. à l'Écho: Hautbois à la Pédale: Flûtes 16, 8, 4.
Saint-Jacques-du-Haut-Pas doit son nom aux frères hospitaliers venus d’Italie à Paris au XII siècle. Ses origines remontent à une chapelle construite en 1533, agrandie par la suite pour prendre sa forme actuelle au XVII siècle.
Histoire de l'ancien instrument du Saint-Jacques- du-Haut-Pas 1792-1793 Après attribution de l'orgue de Saint-Benoît à la paroisse Saint-Jacques, on construisit une tribune adéquate qui permit d'installer le buffet sans avoir à le modifier sensi­blement (léger élargissement). Claude-François Clicquot en profita pour compléter la Pédale. 1803 Relevage par Dallery 1887-1889 La reconstruction de l'instrument fut confiée à Merklin qui vida Ie Positif, et voulut doter l'orgue du tout récent système électro-pneumatique « Schmoële & Mols», avec un programme complexe de jumelage du grand orgue avec l'orgue de chœur: l'orgue de tribune devait compter 29 jeux, celui du chœur 15 jeux, les deux instruments étant jouables simultanément ou alternativement à partir d'une console unique de 4 claviers située dans Ie chœur. Une partie du matériel sonore fut réutilisée, mais selon les pratiques du temps, la nouvelle pression fut augmentée. 1906-1908 L'amélioration de ce système aléatoire fut confiée à Gutschenritter, qui combina emploi de l'électricité et système tubulaire (donc un nouveau système de transmission électropneumatique, jugé révolutionnaire à l'époque), abaissa la pression, réharmonisa l’instrument en remaniant légèrement la composition: installation d'une Flûte douce 4' au GO et d'une Gambe 8' et d'un Clairon 4' au Récit. Le grand orgue de tribune et le petit orgue de chœur sont jumelés : une console unique de quatre claviers, placée dans le chœur derrière l'autel, permet de jouer alternativement ou simultanément des deux instruments. C’était une solution attrayante en théorie, mais qui, ne tenant pas compte de l'important retard acoustique, rendait incommode et périlleuse l'utilisation de l'orgue de tribune à partir du chœur. Pour y remédier, vers 1920, l'éminent organiste Achille Philip fait installer une deuxième console sur la tribune. Bien que parfaitement conçue à l'époque, la transmission électrique se détériore peu à peu et l'instrument devient à peu près injouable. 1958 Un relevage effectué par Probst père et fils n'apporta qu'une précaire amélioration à l'usure de la transmission électro-tubulaire. Peu après, la liaison avec l'orgue de chœur disparaissait avec suppression de la console commune, mais l'instrument était devenu quasiment injouable.
Le buffet tel que Franck et Tournemire l’ont connu avant les travaux de Kern
Buffet 1587-1640-1655-1792-1971 1971 - Alfred Kern (3) 1987 - Alfred Kern et fils (6)

IV/47 - transmission mécanique

composition

Histoire de l'instrument de l'ancienne Collégiale Saint- Benoît-le-Bétourné (Paris) 1586-1587 L’orgue avait été commandé au facteur flamand Jean Langhedul, tandis que le buffet était confié au menuisier Claude Delaistre. C'était un petit orgue de 4' à un seul clavier de 45 touches et pédalier en tirasse. L'instrument fut relevé et augmenté au début du XVIIe siècle par Mathieu Langhedul fils du précédent, puis Nicolas Pescheur. 1640 L'orgue fut doté d'un 2e clavier pour un Positif dorsal de 3 pieds en Montre. 1655 Agrandissement par Guy Jolly avec remaniement du grand buffet. Les travaux laissés inachevés par ce dernier furent terminés par P. Cauchois: reprise du Grand­Orgue avec ajout de Bourdon 16', pose d'un 3e clavier d'Écho, Pédale étendue à 29 notes. 1673 Nouvelle campagne de travaux confiée aux frères Thierry (Cymbale II rangs sur sommier de Positif neuf, soufflerie remplacée et déplacée ). 1687 Démontage de l'orgue à l'occasion du remplacement de la tribune. Au remontage par Ducastel et Bessart, l'orgue passe à 4 claviers pour 31 jeux, atteignant alors l'idéal classique dans les limites de ses dimensions. 1767-1784 La grande réfection confiée à Nicolas Somer fut interrompue par la mort du facteur en cours de travaux. Ceux-ci furent repris par François-Henri Clicquot en deux campagnes successives: réfection du grand sommier, ajout d'un 5e clavier de Bombarde, passage en 8' de la Montre du Positif, claviers agrandis ... c'est un orgue virtuellement neuf qui, en 1784, sortit des mains de Clicquot, et fut bientôt rendu disponible par la désaffectation de Saint-Benoît.
Les orgues de Paris

Saint-Jacques-

du-Haut-Pas

252, rue Saint-Jacques, 75005 Paris

Orgue de tribune OdC >

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Organiste titulaire Patrice Holiner Site de la paroisse Vidéo Patrice Holiner Photo: Buffet : Jeroen de Haan Eglise : Vincent Hildebrandt
Histoire de l'ancien instrument du Saint-Jacques-du- Haut-Pas 1792-1793 Après attribution de l'orgue de Saint-Benoît à la paroisse Saint-Jacques, on construisit une tribune adéquate qui permit d'installer le buffet sans avoir à le modifier sensi­blement (léger élargissement). Claude-François Clicquot en profita pour compléter la Pédale. 1803 Relevage par Dallery 1887-1889 La reconstruction de l'instrument fut confiée à Merklin qui vida Ie Positif, et voulut doter l'orgue du tout récent système électro-pneumatique « Schmoële & Mols», avec un programme complexe de jumelage du grand orgue avec l'orgue de chœur: l'orgue de tribune devait compter 29 jeux, celui du chœur 15 jeux, les deux instruments étant jouables simultanément ou alternativement à partir d'une console unique de 4 claviers située dans Ie chœur. Une partie du matériel sonore fut réutilisée, mais selon les pratiques du temps, la nouvelle pression fut augmentée. 1906-1908 L'amélioration de ce système aléatoire fut confiée à Gutschenritter, qui combina emploi de l'électricité et système tubulaire (donc un nouveau système de transmission électropneumatique, jugé révolutionnaire à l'époque), abaissa la pression, réharmonisa l’instrument en remaniant légèrement la composition: installation d'une Flûte douce 4' au GO et d'une Gambe 8' et d'un Clairon 4' au Récit. Le grand orgue de tribune et le petit orgue de chœur sont jumelés : une console unique de quatre claviers, placée dans le chœur derrière l'autel, permet de jouer alternativement ou simultanément des deux instruments. C’était une solution attrayante en théorie, mais qui, ne tenant pas compte de l'important retard acoustique, rendait incommode et périlleuse l'utilisation de l'orgue de tribune à partir du chœur. Pour y remédier, vers 1920, l'éminent organiste Achille Philip fait installer une deuxième console sur la tribune. Bien que parfaitement conçue à l'époque, la transmission électrique se détériore peu à peu et l'instrument devient à peu près injouable. 1958 Un relevage effectué par Probst père et fils n'apporta qu'une précaire amélioration à l'usure de la transmission électro- tubulaire. Peu après, la liaison avec l'orgue de chœur disparaissait avec suppression de la console commune, mais l'instrument était devenu quasiment injouable.
Buffet 1587-1640-1655-1792-1971 1971 - Alfred Kern (3) 1987 - Alfred Kern et fils (6)

IV/47 - transmission mécanique

composition

D2 1628 Construction d'un premier instrument par le facteur d'orgues Vincent Coppeau, organiste titulaire. 1744 Le facteur d'orgues François Thierry remplace l'instrument de Vincent Coppeau par un nouvel orgue. Il comporte 3 claviers manuels. On ignore cependant l'historique et les caractéristiques précises de cet instrument qui fonctionne jusqu'en 1792 date à laquelle l'orgue est vendu. 1792 La municipalité de Paris offre à la paroisse le buffet de l’orgue de la toute proche collégiale Saint-Benoît-le-Bétourné (aujourd’hui disparue). Claude-François Clicquot, est chargé du transfert et de la reconstruction d’un instrument neuf (33/IV) dans le buffet historique. Une nouvelle tribune est construite et le grand corps de buffet est élargi. Certaines parties du buffet remontent à 1586, ce qui donne à Saint- Jacques du Haut Pas le privilège de posséder partiellement le buffet d’orgue le plus ancien de Paris. 1969-1971 En 1964, décision fut prise de construire un instrument neuf dans la lignée des« synthèses alsaciennes », tout récemment ouverte à Paris à l'orgue de Saint-Séverin, un orgue qui soit apte à répondre dans la mesure de leur compatibilité aux besoins de la musique allemande et aux nécessités de l'orgue classique français, se référant à une tradition inaugurée jadis par André Silbermann. Une véritable renaissance du buffet - témoin de trois siècles de remaniements successifs - accompagna celle de la partie instrumentale qui conserva une partie du matériel sonore existant, celle qui pouvait s'incorporer au nouvel esprit de l'instrument sans risque de Ie trahir. Sommiers de Kern (1969-1971), à gravures et registres coulissants. Console en fenêtre, reconstruite par Alfred Kern. 1987 Alfred Kern et fils a procédé à un relevage et, sur la demande du titulaire Nicolas Gorenstein, échangé Ie Clairon 4' du Récit (de Merklin) pour une Douçaine 16' neuve afin d'obtenir à ce clavier une « batterie 16'-8'-4' ». Jeux anciens Jeux de XVIIIe siècle : Cornet V rangs du G-O (à l'Ut3) Trompette et Clairon de Pédale Jeux de Merklin : au Positif: ·tuyaux de bois du Bourdon 8. au Grand-Orgue: Montre 8, basses en bois du Bourdon 16 et du Bourdon 8, Double Nasard, Voix humaine. au Récit: Trompette. à l'Écho: Hautbois à la Pédale: Flûtes 16, 8, 4.
Histoire de l'instrument de l'ancienne Collégiale Saint- Benoît-le-Bétourné (Paris) 1586-1587 L’orgue avait été commandé au facteur flamand Jean Langhedul, tandis que le buffet était confié au menuisier Claude Delaistre. C'était un petit orgue de 4' à un seul clavier de 45 touches et pédalier en tirasse. L'instrument fut relevé et augmenté au début du XVIIe siècle par Mathieu Langhedul fils du précédent, puis Nicolas Pescheur. 1640 L'orgue fut doté d'un 2e clavier pour un Positif dorsal de 3 pieds en Montre. 1655 Agrandissement par Guy Jolly avec remaniement du grand buffet. Les travaux laissés inachevés par ce dernier furent terminés par P. Cauchois: reprise du Grand­Orgue avec ajout de Bourdon 16', pose d'un 3e clavier d'Écho, Pédale étendue à 29 notes. 1673 Nouvelle campagne de travaux confiée aux frères Thierry (Cymbale II rangs sur sommier de Positif neuf, soufflerie remplacée et déplacée ). 1687 Démontage de l'orgue à l'occasion du remplacement de la tribune. Au remontage par Ducastel et Bessart, l'orgue passe à 4 claviers pour 31 jeux, atteignant alors l'idéal classique dans les limites de ses dimensions. 1767-1784 La grande réfection confiée à Nicolas Somer fut interrompue par la mort du facteur en cours de travaux. Ceux-ci furent repris par François-Henri Clicquot en deux campagnes successives: réfection du grand sommier, ajout d'un 5e clavier de Bombarde, passage en 8' de la Montre du Positif, claviers agrandis ... c'est un orgue virtuellement neuf qui, en 1784, sortit des mains de Clicquot, et fut bientôt rendu disponible par la désaffectation de Saint-Benoît.